Solitude

Pourquoi choisir mes solitudes pour venir me hanter ? Saleté de morts, mes morts, comme parfois je vous haie.

Comme j’aimerai réussir à vous oublier tous, parent, amour, amis, vous qui êtes partis.

Et oublier aussi les cris au sanglots mélès, et oublier aussi vos visages de sang tachés. Que rien n’ai jamais existé, les bruits, les cris, la nuit…

Que je puisse oublier à quel point vous m’avez aimer, à quel point nous avons ri, oublier nos complicité que je ne retrouverais jamais, car c’était moi, car c’etait vous …

Moi, qui reste seul ici, mais encore qui pleure et qui voudrait hurler …

Moi qui serre les poings et qui vous survie … encore !

Le non spleen du lundi matin.

Depuis le moi de septembre, j’ai la chance de ne commencer mon travail qu’à 11h30 le lundi matin, du coup, depuis le moi de septembre, j’ai perdue ce petit spleen qui revenais plus ou moins tout les dimanches soir…

Pourtant il y a quelque chose d’agréable dans ce spleen, il y a de douces mélancolies d’enfance, des souvenirs de ces dimanches pluvieux ou le temps s’écoule différemment, les dimanches pluvieux étaient de ces jours ou ma maman m’autorisai, de façon exceptionnel, la sortie des mes “jeux” sur la grande table de la salle à manger, la dite table, à ainsi pu voir deffiler 1000 aventures de petits personnages lego ou playmobile, ces dimanches donnaient généralement lieux à un vrai goûter, très cérémonial, fait de tartine de pain (parfois grillé), de nutella, d’odeur de lait chaud au vrai chocolat … Malheureusement dés l’heure du goûter passer il me fallait commencer a tout ranger, le temps jusque là suspendu et agréable prend un air plus grave, on écoute la pluie tombée sur les carreaux et déjà l’esprit s’embrume de savoir qu’il n’y auras pas de grasse matinée le lendemain matin … Le bain,  le repas souvent bref et rapide ces jours là, puis le coucher …tôt, car il faut se lever le lendemain, ce soir là nous nous endormions, ma grande soeur et moi chacune dans nos lits superposés respectif, l’oreille coller au mur donnant sur le salon afin de “voler” des bribes de ce fameux film du dimanche soir dont nous avions assimilé la musique comme étant notre heure de nous mettre au lit …

Pourtant le temps à passer, mais jusqu’à ce moi de septembre donc, restais ce petit spleen, surtout a l’automne et d’autant plus en hiver, ces longs jours de pluies …

Hors donc depuis que l’échéance du réveil du lundi matin à 7h ou 8h n’est plus, le spleen a disparue également, ou presque .

Ainsi je me demandais ce matin, pourquoi n’existe il pas, un spleen du lundi matin …

Demain n’est pas un autre aujourd’hui.

Mais aujourd’hui je suis … BIEN !

Ecouter perfect day en boucle, regarder le chat qui dors, regarder mon homme qui dors …. longtemps, chercher son odeur, là, au creux de son cou, etre rassurer, remettre la musique encore … Et ce sentir vivante …

Regarder la tv éteinte, ecouter le souffle du chat qui dors, la musique, ce sentir vivante et etre heureuse de l’être.

Se projeter un peu … pas trop loin, juste ce qu’il faut, un pas devant l’autre, comme pour ré apprendre à marcher …

Se projeter,imaginer, tout à l’heure , le reveil de mon homme, ses vas et viens dans la maison, le chat qui se fatigue de nous regarder bouger …

Tout à l’heure, sortir, faire des courses, aimer ressentir la morsure du froid qui s’instale lentement dans les rues de Paris …

L’effervescence en cuisine, l’odeure des cremes brulées au four, le vin qu’il faut ouvrir pour qu’il soit aéré, l’arrivé des amis … Le chat qui n’aime toujours pas l’agitation …

Tout à l’heure, le repas, les amis, le vin, mon homme, le chat …

Maintenant, aujourd’hui, demain … La vie est belle.

 

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